Beethoven image2

Débuts d’un jeune prodige

Le petit Ludwig est un enfant précoce. A dix ans, il est déjà considéré comme un prodige musical ! Face à ses exceptionnelles dispositions, son père Johann n’a qu’une idée en tête : exhiber son fils en concert à travers l’Autriche, à l’image du jeune Mozart quinze années plus tôt. Mais la tournée tourne court, après un premier concert donné à Cologne. De retour à Bonn, Ludwig devient l’élève du compositeur et organiste Gottlob Neefe, qui l’initie à la polyphonie. A seulement douze ans, Ludwig compose sa toute première œuvre pour piano, « Neuf variations sur une marche de Dressler », ainsi que trois Sonatines. Dans ces premiers ouvrages, il se distingue déjà de façon éloquente : sa composition, particulièrement difficile à jouer, est en do mineur, une tonalité insolite pour l’époque.

Le CV d’un Beethoven tout juste adolescent a de quoi faire pâlir n’importe quel musicien : d’abord organiste adjoint de la cour de Maximilien Franz (le prince Electeur de Cologne, son premier protecteur), puis claveciniste de l’orchestre, il est engagé comme organiste suppléant à quatorze ans, avant d’entamer sa carrière de pianiste soliste. C’est le comte Ferdinand von Waldstein, autre admirateur de Ludwig, qui finance son premier voyage à Vienne en 1787 ; des rumeurs prétendent qu’il y aurait rencontré Mozart, mais nombreux sont ceux qui crient à la légende. Tout ne se passe pas comme prévu, car Ludwig est rappelé à Bonn au chevet de sa mère mourante. Il doit alors s’occuper de ses deux frères cadets, Caspar Carl et Nikolaus Johann, et de son père, de plus en plus ivrogne et incapable d’assurer la survie financière de la famille.

Mais Ludwig ne tarde pas à prendre son envol… on en reparle le mois prochain !

Publié le 24 octobre 2019, Serena Benassu