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L’enfance du génie est toujours malheureuse

Vous en conviendrez, rares sont les génies de ce monde à être nés sous une bonne étoile, dans une famille aimante et équilibrée. Les parents violents, l’éducation à la dure et les vêtements sales, ça les connaît !

Ludwig ne déroge pas à la règle, et comme tout enfant prodige qui se respecte, grandit dans un environnement hostile. Baptisé à Bonn le 17 décembre 1770 et deuxième d’une fratrie de sept enfants, Ludwig porte le même prénom que son frère aîné, mort en bas âge. Elevé par Johann, le père alcoolique, et Maria-Magdalena, la mère effacée, Ludwig traverse une enfance fatalement solitaire, parsemée de rêveries et d’échecs scolaires.

Mais la musique, il l’a dans les gènes : son grand-père est maître de chapelle à Bonn et son père un (médiocre) ténor. Ce dernier, ayant pressenti le talent musical du petit Ludwig, décide d’en faire son affaire. Beethoven apprend alors à jouer de plusieurs instruments (le piano, le violon et le cor) à coup de trique et de taloches. Hélas, l’éducation positive n’existait pas encore au XVIIIe siècle !

Frustré sans doute par le manque d’amour et de considération dont font preuve ses géniteurs, Ludwig, qui ne connaît même pas sa date de naissance exacte (pas pratique pour les fêtes d’anniversaire), s’amuse à faire croire au monde entier qu’il est le descendant direct du roi de Prusse. Imaginatif et malin : il suffit de changer la particule « van » en « von » pour passer d’un champs de betteraves (traduction littérale de « van Beethoven » en hollandais) à une marque distinctive de la noblesse allemande. Malgré un démenti des tribunaux, Beethoven entretient jusqu’à la fin de ses jours la thèse de ces origines royales, et rêvées.

Impatient de découvrir à quel âge Ludwig compose sa première œuvre publiée ? Rendez-vous au prochain épisode !

Publié le 24 octobre 2019, Serena Benassu