La vie intime de Ludwig est semée de passions tourmentées, d’amours contrariés et de quelques mystères. Au cours de sa vie, Beethoven s’éprend de nombreuses femmes.  Hélas, la plupart d’entre elles sont déjà promises à d’autres ou bien rejettent ses avances. L’une après l’autre, Eléonore, Giulietta, Joséphine, Magdalena, Thérèse, Antonia enflamment le cœur du compositeur, qui ne connaîtra pourtant jamais les joies du ménage. Deux propositions de mariage tombent à l’eau, et Beethoven se retrouve souvent seul face à de grandes déceptions amoureuses. Sa musique tire pourtant profit de toutes ces passions, car, à l’instar de ses riches protecteurs, les femmes se voient dédier quelques-unes de ses pièces les plus célèbres. Ainsi, Giulietta Guicciardi est l’inspiratrice de la Sonate au Clair de lune, Thérèse Malfatti la potentielle dédicataire de Lettre à Elise ; et c’est pour Joséphine von Brunsvik, l’une des plus chères à son cœur, qu’il écrit son unique opéra Fidélio.

Pourtant, il reste encore une énigme à résoudre dans la tumultueuse vie amoureuse de Beethoven. Après sa mort, trois lettres ont été retrouvées – destinées, et jamais envoyées, à l’Immortelle Bien-Aimée – que le compositeur aurait écrit les 6 et 7 juillet 1812 à Tœplitz, en Bohême. L’identité de l’Immortelle Bien-Aimée, dont Ludwig semble éperdument amoureux, demeure inconnue. Les nombreux biographes du compositeur ont toutefois avancé l’hypothèse qu’il pourrait s’agir d’Antonia Brentano ou de Joséphine von Brunsvik (qui donna naissance, en 1813, à une petite fille illégitime appelée Minona).

Des rebondissements dignes d’un feuilleton ! Les tourments de Beethoven ne sont pas finis, pourtant…

Publié le 28 décembre 2019, Serena Benassu