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« Habiter poétiquement le monde, c’est percevoir la beauté telle qu’elle est présente ».
Hubert Reeves

La Fondatrice

Isabelle Gillouard

Quel est ton parcours ?

Titulaire d’une Maîtrise de Lettres Modernes en 1998, j’ai d’abord été responsable de la communication du Festival d’Auvers-sur-Oise pendant 3 ans. Une chance inouïe pour la musicienne et bénévole que j’étais. Pour compléter et certifier mon expérience, j’ai poursuivi mes études avec un Master des Métiers du développement culturel. Après plusieurs missions de communication dans le Val d’Oise (Fondation Royaumont, l’ADIAM 95…), j’ai dirigé les Affaires Culturelles de la Ville de Pontoise. L’occasion d’élargir mes contacts au-delà du milieu classique car je suis passionnée par le spectacle vivant dans toute sa diversité. C’est en 2006, que j’ai rejoint une agence de communication et de production spécialisée dans la musique classique.


Pourquoi as-tu fondé l’agence Ysée ?

Cogérante et codirectrice de Sequenza pendant 10 ans, j’ai souhaité élargir mes horizons en créant ma propre agence de communication et d’événementiel. J’ai alors créé Ysée pour offrir – au sein d’une même structure – la palette de tous les métiers de la communication et du marketing à des artistes, des ensembles reconnus et de jeunes talents, ainsi qu’à des institutions ou entreprises. Je mets un ensemble de compétences à leur service pour les accompagner au mieux.


Quelle est ta démarche ?

J’utilise la communication comme outil de sensibilisation des publics. Donc, je promeus, je donne envie aux gens de découvrir tel artiste ou événement, je prescris tout en guidant. J’aime dénicher le singulier car la personnalisation me semble essentielle. Je préfère valoriser un être humain plutôt qu’un concept. « Un comédien, comme tout artiste, est un explorateur ». Ces mots d’Ariane Mnouchkine donnent tout leur sens à ma philosophie, guident et inspirent quotidiennement notre démarche !

Pourquoi avoir appelé l’agence Ysée ?

Outre le clin d’œil à mon prénom (Isabelle) et la référence à Isolde de Wagner, inspirée de Tristan et Iseut, j’ai une affection particulière pour l’’héroïne de Paul Claudel (le Partage de midi). La passion pour la musique et la littérature m’ont menée là où je suis aujourd’hui, mais je ne cesse d’explorer de nouvelles voies. Adepte du développement durable, je mise sur la fidélité de mes compagnonnages. Toutefois, chaque rencontre est source d’émotions variées ou intenses et me donne l’envie de les partager.


Comment envisages-tu l’évolution de nos métiers ?

Je suis à l’affût d’innovations et pas seulement techniques. Une fois défini, le message de la structure est traduit en image par Valentine, puis en supports. Ceux-ci doivent être les plus adaptés aux cibles, diffusés en parfaite adéquation avec les objectifs de la mission, en tenant compte de l’actualité et du contexte. Aujourd’hui, je suis convaincue que l’éditorialisation fait la différence. Pour rester une agence ressource, nous devons nourrir notre insatiable curiosité et convaincre les publics par les histoires vraies que nous racontons. Car l’éthique fait également partie de nos préoccupations majeures. Si un bon storytelling est la clé d’une production éditoriale réussie et de retombées médiatiques, l’événementiel donne de l’éclat et du sens à une stratégie. Audace et exigence : voilà l’ADN de l’agence !

Propos recueillis par Sarah MENEGHELLO